13 novembre 2012 On en parle...
C’est un débat récurrent aujourd’hui d’introduire un peu de démocratie directe, on pourrait dire référendaire, dans nos systèmes de démocraties représentatives, où, semble-t-il, nos « représentants » ne sont pas toujours à la hauteur… Or, si l’on met à part le conditionnement idéologique, la soumission au système, et même la paresse intellectuelle des dignitaires politiques, surtout les dignitaires de haut-niveau, l’une des causes du déficit de démocratie actuel reste bel et bien que les élus locaux (car il ne faut pas les oublier) ne sont pas toujours informés de ce que pensent et désirent réellement leurs administrés. Bien souvent, l’élu local (comme l’élu de haut-niveau, mais c’est pire à un haut-niveau) souffre d’une sorte de déficit de lucidité, dû au fait qu’il connaît moins son petit peuple que les desiderata de certains groupes de pressions, fussent-ils locaux eux aussi, qui ont une fâcheuse tendance à faire passer leur volonté partielle, éventuellement nuisible, pour la volonté du peuple. Une association qui pousse un coup de gueule pour obtenir tel ou tel équipement, éventuellement inutile, ou trop coûteux, des militants hauts en couleurs qui font du forcing et harcèlent l’élu local à longueur de journée, quelques articles de presse fielleux, et voici que Monsieur le Maire, ou tel ou tel Président de collectivité (département, région), se voit contraint, maussade, en ayant le sentiment qu’on lui a forcé la main, d’accorder ici une subvention à des gens qu’il n’aime pas trop, là d’édifier un bâtiment d’intérêt douteux, ou encore là-bas de financer telle ou telle initiative festive d’un goût peu relevé. Cela fait partie des misères quotidiennes de la vie de l’élu local, misère qui, bien entendu, est aussi, et surtout, celle de la vache-à-lait toute désignée : le contribuable.
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